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novembre 14th, 2010


Mon intervention au Quai d’Orsay sur la diplomatie, Sartre et Simone de Beauvoir

   A l’invitation de l’association des Amis des Archives diplomatiques, j’ai présenté au Quai d’Orsay, le 9 novembre dernier, jour de la commémoration du 40ème anniversaire de la disparition du Général de Gaulle, un témoignage et une analyse des dépêches diplomatiques concernant les déplacements de Jean-Paul Sartre et de Simone de Beauvoir à l’étranger.

Grâce à la Direction des Archives du ministère des Affaires étrangères et européennes, à laquelle j’adresse ma gratitude, j’ai pu, ces deux dernières années, consulter des rapports d’ambassadeurs transmis du monde entier, offrant une autre analyse des voyages, déclarations politiques et philosophiques des deux écrivains.

Il s’agit d’un regard plus politique et qui prend en compte les enjeux géostratégiques de l’époque. L’ombre du Général de Gaulle y est très présente.

A l’issue de la conférence, j’ai eu le plaisir de m’entretenir avec un ambassadeur de France qui avait été prisonnier de guerre avec Sartre. Je présenterai également son témoignage lorsque le texte de mon intervention sera mis en ligne vers la fin de l’année.

Je vous donnerai alors le lien et le nom du site.

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août 4th, 2010


Conférence de Cagliari: De l’élaboration de la théorie à l’engagement politique: mon intervention sur la modernité des écrits et de l’engagement de Simone de Beauvoir au XXIème siècle

       

         Lors de la session du 24 juin 2010 à Cagliari consacrée à la théorie et l’engagement politique et présidée par Magda Guadalue Dos Santos (université catholique de Minas Gerais, Brésil) j’ai exposé la modernité des écrits et de l’engagement de Simone de Beauvoir au XXIème siècle. En complément des analyses et conclusions de mon essai, Simone de Beauvoir, Modernité et engagement (Ed L’Harmattan 2009, ISBN 978-2-296-10025-1), j’ai montré comment la dénonciation des totalitarismes, de la torture, de l’oppression des femmes dans de nombreux pays et de la condition des personnes âgées, reste des sujets d’actualité.  J’ai expliqué pourquoi les œuvres de Simone de Beauvoir sont de plus en plus traduites, en particulier dans les pays émergents.  

        J’ai rappelé qu’en 1974, lorsque nous avons réussi à obliger les autorités politiques à libéraliser la loi sur l’interruption volontaire de grossesse, Simone de Beauvoir a estimé qu’il fallait à présent exercer une pression auprès des Etats et donc de l’Etat français afin que ceux-ci soient amenés à modifier les lois injustes et discriminatoires à l’encontre des femmes qui sévissaient alors. Il était temps que les Etats s’impliquent dans la question des droits des femmes dont ils avaient volontiers laissé la charge à des associations de femmes et à des bénévoles. La vision et la volonté de Simone de Beauvoir, an liaison avec par notre mouvement féministe, a permis qu’aujourd’hui, de par le monde, des programmes européens et internationaux contribuent à l’amélioration des droits des femmes. Son œuvre reste une référence dans de nombreux pays émergents et occidentaux.    

      De même, ai-je souligné, son essai sur La Vieillesse, introuvable en librairie en France pendant des années, est incontournable pour appréhender la défense des personnes âgées. Là aussi cet ouvrage, aussi important que Le Deuxième Sexe et de nouveau disponible,  demeure une référence dans plusieurs pays étrangers, bien plus qu’en France. Simone de Beauvoir continue d’ouvrir des pistes pour un monde plus humain en ce XXIème siècle grâce à ses écrits et à son engagement.  

       Aussi, ai-je conclu, le travail effectué par les universitaires, français et étrangers, auprès de leurs étudiants, notamment dans les départements des « women’s studies » et dans les départements de littérature française, était-il fondamental pour contribuer au rayonnement de par le monde des valeurs de liberté, égalité, fraternité,. Ce sont ces mêmes valeurs pour lesquelles, avec talent et courage, Simone de Beauvoir a lutté sa vie durant. Le travail universitaire devait aussi, à l’instar de Beauvoir, s’accompagner d’un engagement au sein de la Cité. Il s’agissait là, si l’on souhaitait être fidèle à sa pensée, d’un devoir envers les hommes et les femmes de ce XXIème siècle qui sont nombreux à ne pas avoir l’opportunité économique et intellectuelle de s’exprimer ni de revendiquer leur dignité d’être humain.   

  

 



août 3rd, 2010


Conférence de Cagliari: deuxième journée, 24 juin 2010: Simone de Beauvoir avant le mythe, Simone de Beauvoir, éthique et engagement

     

       La première partie de la deuxième journée de la conférence à Cagliari a été consacrée le 24 juin dernier à « Simone de Beauvoir avant le mythe. »

    

         Présidée par la professeure Yolanda Astarita Patterson, présidente de la société internationale Simone de Beauvoir, cette session a été l’occasion pour Liliane Lazar, secrétaire générale de ladite société, professeure à Hofstra université (USA) et auteure d’un recueil de témoignages L’empreinte Beauvoir (Editions L’Harmattan 2009) d’évoquer Simone de Beauvoir avant le Castor. Dans ses Cahiers de Jeunesse nous découvrons l’exceptionnelle formation intellectuelle de la jeune écrivaine et philosophe, ses lectures, et son intelligence. Barbara Klaw (université du Kentucky, USA) a évoqué les traductions du journal de Beauvoir sur lesquelles elle avait elle-même travaillé. Tove Pettersen, de l’université d’Oslo (Norvège) a présenté son analyse de la notion de philosophe pour Beauvoir pendant ses années d’étude. Claire Guérin, de l’université d’Oxford (Grande-Bretagne) a exposé la création d’une identité littéraire à travers les Cahiers de Jeunesse et les Mémoires d’une Jeune Fille Rangée.  

           La session suivante concernait l’amour chez Beauvoir. Présidée par Barbara Klaw, Jean-Pierre Boulé, de l’université de Nottingham Trent (GB), a donné son point de vue sur une passion « généreuse » entre Sartre et Beauvoir. Lise Gélinas (Collège Jean-de-Préboeuf, Canada) a étudié la relation de Nelson Algren et Beauvoir en s’interrogeant sur une Sanseverina à Chicago. 

         Pour ma part, j’ai présidé la session suivante sur « Simone de Beauvoir et les autres, portraits croisés ». Chiara Cratella (université de Bologne, Italie) a comparé l’oeuvre et la vie de Beauvoir et d’Angela Carter. Fatma Kalpali ((université de Konya, Turquie) a exposé des vies alternatives comme dans l’œuvre de Jane Chambers. Sabina Znidarsic (université de  Primorska, Slovénie) a parlé du genre et du destin dans les œuvres de Beauvoir et d’Angela Vode.  

   La quatrième session de ce 24 juin a porté sur « l’éthique et l’engagement politique » et était  présidée  par Céline Léon ( Grove City Collège, USA).  Christine Daigle (université de Brock, Canada) a exposé l’ambiguïté de son existence entre éthique et politique. Le Dr Matteo Tuveri, chercheur italien et co-organisateur de cette conférence, a présenté un exposé très complet et riche sur la condition des femmes en Italie de 1865 à nos jours à partir des outils d’analyse de Simone de Beauvoir, le rôle de l’église catholique, puis du fascisme et des Italiennes résistantes, de l’après-guerre et enfin la situation aujourd’hui où, pour reprendre la phrase que me répétait Beauvoir, « Rien n’est jamais acquis. Il suffira d’une crise économique, politique ou religieuse, pour que ces droits soient remis en question. » Cet exposé de Matteo Taveri était donc particulièrement approprié et nous renvoyait à la question de la condition des femmes dans sa globalité. Nadia Santoro (université de Calabre, Italie) a ensuite exposé la politique du corps selon Beauvoir.  

      La suite de cette conférence sera présentée sur mon blog vers le 8 août prochain.

 



juillet 6th, 2010


Une très belle conférence de la Société internationale Simone de Beauvoir à Cagliari, Sardaigne: des intervenants des différents continents et un hommage à l’artiste-peintre Hélène de Beauvoir pour le centième anniversaire de sa naissance

        J’ai été invitée à intervenir à la 18 ème Conférence internationale de la Société Simone de Beauvoir intitulée « Simone de Beauvoir, hier, aujourd’hui et demain ». Celle-ci s’est tenue dans le très beau cadre de Cagliari, en Sardaigne du 22 au 26 juin dernier. Elle était organisée grâce au concours du Dr Andrea Duranti et du Dr Matteo Tuveri, deux éminents spécialistes italiens de  Simone de Beauvoir.  Étaient présents des universitaires des différents continents:  Norvège, Suède, Canada, États-Unis, Grande-Bretagne, France, Italie, Grèce, Espagne, Hongrie, Irlande, Argentine, Allemagne, Australie, Afrique du Sud, Turquie, Slovénie et Brésil.  

     La présidente de la Société Simone de Beauvoir, la professeure. Yolanda Astarita Patterson, a ouvert la conférence en rappelant l’importance qu’avait représentée l’Italie pour l’auteure du Deuxème Sexe, ses nombreux séjours l’été à Rome avec Sartre, ses voyages et ses nombreux contacts avec les intellectuels italiens      

       Les premières sessions ont porté sur la notion de temporalité et les aspects philosophiques de son œuvre. Annlaug Bjørsnøs (Université de Trondheim, Norvège) a évoqué le concept de temporalité, Triantafyllia Kadoglou (Université de Macédoine, Grèce) a présenté les diverses manifestations du non-dit significatif chez Simone de Beauvoir.  Liva Bodil Kalvik (Université de Bergen, Norvège) a exposé le devenir féminin dans le personnage d’Anne des Mandarins. Skye Cleary (Université Macquarie, Australie)  a évoqué Simone de Beauvoir aujourd’hui et la notion d’amour existentiel.   Johanna Sjöstedt (Université de Göteborg, Suède) a traité le concept de l’action dans la philosophie de Simone de Beauvoir.  Delphine Nicolas-Pierre (Université Sorbonne-Paris IV, France) a enfin conclu par une présentation de l‘ethos de l’écrivain chez Simone de Beauvoir avec ses ambiguïtés et sa contextualisation.     

        Les sessions suivantes ont porté sur la réception du  Deuxième Sexe sur trois continents. Présidée par Liliane Lazar, secrétaire générale de la Société Simone de Beauvoir et professeure à l’université Hofstra aux Etats-Unis, Céline Leon (Grove City Collège, USA) a rappelé la réception américaine du Deuxième Sexe, paru pour la première fois (en 1953)  Maria Menegaki & Loukia Efthymiou (Université d’Athènes, Grèce) ont témoigné de la réception de l’œuvre de Simone de Beauvoir en Grèce. Maria Isabel Corbi Saez (Université d’ Alicante, Espagne)  a évoqué la critique universitaire espagnole de cet essai. Lors d’une autre session, présidée par  Maria Corona Corrias (Université de Cagliari, Italie), Mimoza Pachuku (Central European University, Hongrie) a exposé les implications du genre dans Le Deuxième Sexe.   Gloria Sardara (chercheuse indépendante italienne) a présenté en italien une lecture sur la liberté et la réciprocité dans l’essai de Simone de Beauvoir.            Des hommages à la cinéaste Carole Roussopoulos disparue cette année et à l’artiste-peintre Hélène de Beauvoir pour le centième anniversaire de sa naissance.  Cette conférence prenait aussi un relief tout particulier puisque nous célébrions également le 100ème anniversaire de la naissance de l’artiste-peintre Hélène de Beauvoir, sœur de Simone de Beauvoir. Hélène avait vécu avec son mari le diplomate Lionel de Roulet huit ans à Milan où celui-ci était directeur de l’Institut culturel français. Hélène de Beauvoir a laissé de nombreux tableaux sur l’Italie dont une série sur Venise très connue.        

          Le soir de la première journée un hommage a été rendu à la cinéaste Carole Roussopoulos, trop tôt disparue. Son film Des fleurs pour Simone de Beauvoir” (France, 2007), a été présenté par Elisabeth Euvrard, vice-présidente de l’Alliance Française de Cagliari. Grâce à Carole Roussopoulos, nous disposons d’archives historiques sur l’histoire de la lutte pour les droits des femmes dans les années 1970-1980. J’y ai retrouvé l’ambiance, l’énergie que nous avons déployées dans nos combats, ainsi bien sûr que Simone de Beauvoir, très bien filmée.      Ensuite nous avons évoqué la mémoire d’Hélène de Beauvoir, qui a laissé une œuvre considérable composée de tableaux peints en Italie, mais aussi dans les autres pays où elle a vécu avec son mari.

    

           La professeure Yolanda Astarita Patterson, présidente de

la Société Simone de Beauvoir, a rappelé son amitié avec Hélène et Lionel et a montré des passages d’une vidéo qu’elle a tourné dans l’atelier d’Hélène. Pour ma part j’ai raconté les vingt-cinq années d’amitié ensemble. Pendant de nombreuses années Hélène de Beauvoir a habité chez moi, à Montparnasse, près de chez sa sœur, lorsqu’elle se rendait à Paris. Je l’ai vue peindre des tableaux et gravures représentant les thèmes chers à nos combats comme la défense de l’environnement et la cause des femmes puisque Hélène de Beauvoir a été active avec nous pour les droits des femmes. J’ai également présenté une série de photos de mon album privé concernant Hélène et son mari Lionel de Roulet. Mon ouvrage, Les Sœurs Beauvoir, qui témoigne de la relation entre Simone de Beauvoir et sa sœur, a été mentionné par des participants à

la conférence. Celui-ci est  en effet traduit en plusieurs langues, dont l’italien. 
   Je vous raconterai dans les prochains jours la suite de cette conférence très réussie.    

 



juin 29th, 2010


Complots mathématiques à Princeton: la critique de Sophie Colpaert sur le site web “noircomme polar.com/fr”

      Je vous recommande l’article de Sophie Colpaert concernant mon roman policier “Complots mathématiques à Princeton” ( éditions Odile Jacob) dont voici un extrait que vous trouverez sur le site web noircommepolar.com/fr:  

 ”Complots mathématiques à Princeton décrit, avec beaucoup de finesse, la société qui gravite autour de Princeton. Certes, l’aisance intellectuelle y côtoie l’aisance financière mais l’une et l’autre ne mettent pas à l’abri des traumatismes de l’Histoire et des turpitudes humaines. La jeunesse des personnages est prétexte à une formidable évocation de ces bouillonnantes années qui séparent l’assassinat de Kennedy de la fin de la guerre du Vietnam. La présence d’universitaires français dans ce temple américain du savoir qu’est Princeton permet une confrontation, douce et instructive, de ces mentalités si différentes. On soulignera enfin l’originalité du modus operandi criminel… vraiment, il fallait y penser ! ”

  Sophie Colpaert a aussi publié un entretien sur noircommepolar.com/fr dans lequel j’explique les raisons pour lesquelles j’ai souhaité écrire ce roman policier. Je vous en dévoilerai quelques passages très prochainement.

   

 



juin 6th, 2010


Le 9 juin 2010 Hélène de Beauvoir aurait eu cent ans: un hommage à son talent rendu dans “Les Soeurs Beauvoir”

 Le 9 juin 2010 Hélène de Beauvoir, artiste-peintre, féministe, soeur cadette de Simone de Beauvoir, à qui nous devons tant, aurait eu cent ans. Nous lui rendrons hommage à Cagliari, au colloque international Simone de Beauvoir, du 23 au 26 juin prochain et à Paris à l’automne.

Son rayonnement, son oeuvre, et ses actions en faveur des droits des femmes sont dans nos pensées. Vous pouvez la découvrir sur mon site, sur mon blog, et dans le témoignage que j’ai publié voici quelques années, traduit en plusieurs langues: “Les Soeurs Beauvoir” Editions 1/ Calmann-Levy.

Hélène séjournait chez moi lorsqu’elle se rendait à Paris, à Montparnasse, près de la rue Schoelcher.  Voici des photos d’elle et de Lionel, son mari, homme de grande culture et courage.

  

 



mai 14th, 2010


Hommage à l’artiste-peintre Hélène de Beauvoir pour le centième anniversaire de sa naissance

Pour votre plaisir, célébrons ensemble avec ces quelques photos la mémoire de l’artiste-peintre Hélène de Beauvoir, dont le centenaire de sa naissance sera commémoré en juin prochain.

Son rayonnement, sa générosité, son talent et son soutien aux droits des femmes nous manquent.

Hélène de Beauvoir dans son atelier de peintre à Goxwiller, les dernières années de sa vie, par Victor Koshkin-Youritizin
Hélène de Beauvoir dans son atelier de peintre à Goxwiller, les dernières années de sa vie, par Victor Koshkin-Youritzin, critique d’art, professeur d’histoire de l’art à l’université d’Oklahoma (Etats-Unis), auteur de nombreux livres d’art dont une étude sur les aquarelles américaines pour le Metropolitan Museum of Art et un ouvrage sur les peintres de l’Oklahoma.

Hélène de Beauvoir à Goxwiller, devant son studio de peintre avec Victor Koshkin-Youritzin, professeur d’hsitoire de l’art à l’Université d’Oklahoma (Etats-Unis), et auteur d’ouvrages d’histoire de l’art
Hélène de Beauvoir à Goxwiller, devant son studio de peintre avec Victor Koshkin-Youritzin, professeur d’histoire de l’art à l’Université d’Oklahoma (Etats-Unis), et auteur d’ouvrages d’histoire de l’art.

Hélène de Beauvoir à Goxwiller peu de temps après le décès de Lionel de Roulet, thé avec des amies féministes
Hélène de Beauvoir à Goxwiller peu de temps après le décès de Lionel de Roulet, thé avec des amies féministes.

Hélène de Beauvoir et Lionel de Roulet dans l’Oklahoma avec Claudine Monteil, 1979
Hélène de Beauvoir et Lionel de Roulet dans l’Oklahoma: photo prise par  Claudine Monteil, 1979, tous droits réservés.

Hélène de Beauvoir, Lionel de Roulet avec Claudine Monteil et une amie dans l’Oklahoma, 1979
Hélène de Beauvoir, Lionel de Roulet: photo prise par Claudine Monteil chez une amie dans l’Oklahoma, 1979, tous droits réservés. Hélène de Beauvoir et Lionel de Roulet, Falstaff, Etats-Unis, 1979, en voyage aux Etats-Unis avec Claudine Monteil
Hélène de Beauvoir et Lionel de Roulet, Falstaff, Etats-Unis, 1979, en voyage aux Etats-Unis avec Claudine Monteil. Photo prise par Claudine Monteil tous droits réservés. Salle à manger à Milan, tabeau d’Hélène de Beauvoir, 1956
Salle à manger à Milan, tabeau d’Hélène de Beauvoir, 1956

Hélène de Beauvoir avec Claudine Monteil et Kathie Sarachild à un exposition de ses tableaux à New York, Ward Gallery, 1979
Hélène de Beauvoir avec Claudine Monteil et Kathie Sarachild à un exposition de ses tableaux à New York, Ward Gallery, 1979

 



avril 4th, 2010


La conjecture de Princeton: les maths plus que jamais au coeur des enjeux stratégiques…

  Vous trouverez ci-dessous l’article de Joel Jeguzo publié sur le site web de polars “k-libre” consacré à mon roman policier:” Complots mathématiques à Princeton”:

“La conjecture de Princeton…

Jean-Claude Cavagnac, mathématiciens français de haut vol, lauréat de la médaille Fields (le Nobel des maths), titulaire d’une chaire dans la prestigieuse université de Princeton (où enseigna Einstein), meurt, assassiné… Une mort embarrassante : CIA, FBI, autorités françaises et américaines sont sur les dents.

Qui pouvait bien en vouloir à un mathématicien ? Des terroristes ? Un coup tordu entre services secrets ? Il est vrai que les applications étaient nombreuses, de recherches sensibles en cryptologie tout particulièrement, autour des transmissions militaires les plus secrètes (la marine stratégique française), voire de calculs intéressant la NASA… le FBI se perd d’abord en hypothèses.

D’autant que sa fille, Charlotte, est arrivée quasiment le jour de son décès, pour se mettre au vert et boucler un opus considéré comme une vraie bombe éditoriale dans les milieux de la géopolitique… Serait-elle la vraie cible ? Taylor, l’agent du FBI en charge de l’affaire ne la quitte plus d’une semelle, avant d’en faire une alliée, quasi associée à l’enquête. Une enquête qui ne cesse de rebondir en singuliers renversements : Cavagnac travaillait sur les probabilités de chute des satellites en orbite basse, et fréquentait les salles de jeu… Où donc tout cela peut-il conduire ?

Thriller habilement mené, ouvrant de nombreuses pistes, démultipliant même les prémisses, les mathématiques ne constituent pourtant ici qu’un arrière-plan astucieux pour résoudre une équation inédite, somme toute, mais dans le registre coutumier du genre. Avec cependant un supplément de saveur, pourrait-on dire, dans ce thriller tout imprégné de l’atmosphère désuète de l’une des universités les plus feutrées du monde.”

Citation de “Complots mathématiques à Princeton”:

“Les maths étaient plus que jamais au cœur des enjeux stratégiques”

 



mars 18th, 2010


Témoignage sur l’actualité de Simone de Beauvoir au XXIème siècle lors d’un colloque international à Trinity College, Cambridge, le 4 mars 2010

    

    A l’invitation de Trintiy College, je suis intervenue dans un colloque international intitulé «Translating Simone de Beauvoir » qui s’est tenu à Cambridge le 4 mars dernier. Il s’agissait de célébrer la sortie de la traduction intégrale en anglais du Deuxième Sexe effectuée par Sheila Molvany-Chevalier et  Constance Borde.

 

   Mes remerciements vont en premier lieu aux doctorants Rosie Germain et Alexis Litvine, ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm, actuellement en poste à Cambridge, pour l’organisation très réussie de ce colloque.

 

  Lors de ce colloque, j’ai rendu hommage à Elizabeth Fallaize, professeure à Oxford, l’une des plus brillantes universitaires spécialiste de Simone de Beauvoir disparue en 2009 des suites d’une maladie foudroyante. Elizabeth a été regrettée par plusieurs intervenants qui ont à l’esprit son acuité, son talent, ses analyses fines de l’oeuvre de Simone de Beauvoir que l’on peut lire dans ses essais. 

 

    Nous avons pu entendre des interventions intéressantes. Tout d’abord Sheila Rowbotham, professeure à Manchester et membre de la Royal Society, ancienne fondatrice du mouvement de libération des femmes en Grande-Bretagne en 1970, auteure de nombreux ouvrages sur les femmes et l’histoire du Parti travailliste. Titulaire de plusieurs prix, Sheila Rowbotham  publie en avril de cette année un ouvrage « Dreamers of a New Day :Women who invented the Twentieth Century » (éditions Verso), qui décrit les idées et les actions des féministes anglaises et américaines pour changer leur vie quotidienne de 1880 à1920.

 

     Judith Okely, professeure honoraire d’anthropologie sociale à Hull university, actuelle Directrice adjointe du Centre International des études sur le genre d’Oxford, est intervenue sur son expérience universitaire en tant que femme. Ursula Tidd, professeure à l’université de Manchester, auteure de monographies sur Simone de Beauvoir publiées par les éditions de l’université de Cambridge et Routledge,  a présenté un exposé sur Beauvoir et l’altérité.

 

    Sheila Molovany-Chevallier,  professeure d’anglais, auteure d’ouvrages de grammaire avec Constance Borde et Constance Borde, professeure d’anglais à l’IEP et également présidente des membres du Parti démocrate américain en France, ont toutes deux présenté leur nouvelle ==et première== traduction intégrale en anglais du Deuxième Sexe. La publication de leur traduction était très attendue. Constance Borde et Sheila Molovany-Chevallier ont expliqué les écueils auxquels elles avaient dû faire face pour la traduction et mentionné les passages qui avaient été volontairement coupés. Leur traduction a le mérite d’avoir été relue par chapitres par des universitaires spécialistes de Simone de Beauvoir qui ont apporté leurs commentaires et leur appui.

   Ont également participé à cette journée très vivante et enrichissante Michel Kail, professeur agrégé de philosophie et auteur d’ouvrages sur Sartre, ainsi que d’un essai avec Françoise Bagot sur Sartre, Les Mains sales ;  Sarah Glazer, journaliste, auteure notamment d’articles sur Simone de Beauvoir ; Rosie Germain, doctorante à Christ’s College, Cambridge, chercheuse sur l’impact historique de Sartre et Beauvoir ; Penelope Deustcher, professeure de philosophie à NorthWestern Uuniversity, auteure d’ouvrages sur Lucie Irigaray, Derrida.  

    Catherine Rodgers a évoqué le point de vue négatif d’Hélène Cixous à l’encontre de Simone de Beauvoir. Cela m’a rappelé ma jeunesse durant laquelle Simone a dû subir des attaques parfois outrancières d’intellectuelles souvent envieuses de son succès et de son influence au sein de la société.

 

      Pour ma part, j’ai témoigné sur la modernité et l’engagement de Simone de Beauvoir en ce XXIème siècle, et proposé des pistes de travail et d’action pour continuer, dans le contexte de la globalisation, à diffuser les idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité d’un point de vue féministe, et ainsi faire rayonner les idées de Simone de Beauvoir dans ce XXIème siècle qu’elle n’aura pas connu. J’ai aussi insisté sur le rôle et le devoir des universitaires de participer au rayonnement des idées et actions en faveur des droits des femmes dans un monde où de plus en plus de femmes sont des situations précaires, sans emploi et sans formation.   Les universitaires ont, ai-je insisté, à s’impliquer plus encore au sein de la société, à l’image de Sheila Rowbotham et d’autres intellectuelles britanniques présentes à ce colloque. Nous avons en effet besoin d’ hommes et de femmes éduqués pour transmettre et revendiquer les droits des femmes.     

 

 

 



mars 10th, 2010


” Complots mathématiques à Princeton”: la guerre de l’ombre entre mathématiciens, services secrets et Wall Street dans l’institut où s’illustra Albert Einstein

      

  J’ai le plaisir de vous informer de la parution aux Editions Odile Jacob de mon roman policier “Complots mathématiques à Princeton”.  Il s’agit d’une guerre de l’ombre entre mathématiciens, services secrets, Wall Street et diplomates à Princeton, dans l’institut où s’illustra Albert Einstein. Ce lieu m’est familier puisque je suis issue d’une famille de scientifiques (avec un père mathématicien) et que j’ai passé une partie de ma jeunesse à Princeton. Voici le texte de la quatrième de couverture:

       “Charlotte arrive à Princeton, aux États-Unis, pour passer quelque temps avec son père, Jean-Claude Cavagnac, le célèbre mathématicien professeur à l’institut où s’illustrèrent  Robert Oppenheimer et  Albert  Einstein.

      À son arrivée, Cavagnac disparaît. Son corps est retrouvé dans le lac Carnegie. Suicide ? Assassinat ? Pour quelles raisons ? Des collègues  jaloux ? Des étudiants déçus ? Ses travaux mathématiques l’avaient-ils mis sur la voie d’une découverte stratégique pour une grande puissance ? La CIA, le FBI  et les services secrets français sont sur les dents. Et s’il s’agissait d’un règlement de comptes où les États-Unis et la France sont impliqués ?  

       Avec l’aide de Michael Taylor, l’agent du FBI en charge de l’affaire, Charlotte va dénouer les mystères de cette disparition. Un thriller impitoyable dans une élégante ville universitaire aux apparences trompeuses.”